L’éco-pâturage

Pratiquée par nos ancêtres et plus fréquemment dans les zones naturelles et montagneuses, l’éco-pâturage a été mise de côté au profit de l’entretien mécanique et chimique.
Mais l’éco-pâturage fait, depuis quelques années, un retour en force, bénéficiant de la prise de conscience générale de réduction de ses impacts environnementaux et de conservation de la biodiversité.

Le but principal de l’éco-pâturage n’est pas la rentabilité économique mais le maintien ou la restauration du milieu tout en limitant les coûts de gestion.

Des espèces rustiques, issues des races locales, anciennes ou non autochtones, sont utilisées. Elles s’adaptent toutes facilement aux milieux et sont naturellement résistantes aux maladies. Les animaux doivent notamment être capable de consommer suffisamment de fourrages grossiers disponibles pendant l’hivernage, de profiter des périodes d’abondance du printemps et de tirer parti de pâturages estivaux amoindris et souvent peu accessibles. Ainsi, cette pratique remet au
goût du jour des races domestiques abandonnées.

Respectueuse de l’environnement, cette pratique, en plus d’assurer le maintien ou la restauration d’une flore et d’une faune variées, revêt de nombreux intérêt : diminution du coût de gestion (par rapport à deux fauches/an), diversification du travail des agents d’entretien, limitation des plantes pionnières (ronces)… La proximité d’un élevage d’animaux de ferme en ville répond également à la
demande du citadin, dont le besoin de nature et la recherche d’une plus grande proximité avec le monde animal se font de plus en plus sentir…

Le pâturage extensif ou éco-pâturage est un excellent moyen de gérer des espaces, publics ou privés, enherbés peu utilisés ou enfrichés. Il est intéressant au niveau économique, au niveau social et il est respectueux de l’environnement.
Presque tous les espaces peuvent se prêter à cette pratique, il suffit de bien choisir le type d’animaux en fonction de la superficie et des contraintes locales.

Les avantages de ce mode d’entretien des espaces enherbes :

– Maintien de la biodiversité
– Diminution de l’impact environnemental (réduction carbone, zéro traitement, fertilisation
naturelle, zéro déchet, zéro bruit, etc).
– Substitution / complémentarité à l’entretien mécanique
–  Entretien des zones difficiles d’accès (zone humide, broussaille, sous-bois, milieu pentu, etc).
– Création d’un site agréable pour les promeneurs et autres usagers, notamment pour les enfants.
– Lieu d’échanges et de découvertes / lien social
–  Participation à la convervation et à la promotion des races anciennes et peu communes.
– Atout de communication
– Et même des gains financiers en fonctionnement selon les méthodes employées